Posté le 25.08.2007 par atchenroute
He he mes amis...
D abord, je m excuse car ce clavier est un qwerty et ca risque de cafouiller un minimum. quand on n a pas les doigts tres fluides c est difficile d y retrouver ses jeunes et son inspiration... mais on en a vu d'autres...
Bon, bien vu, Dom et JF, je viens d'essuyer 4 jours de terrible deluge. J'ai du passer le Pyrenees dans des conditions assez inedites. L'alerte orange avait deja ete donnee a st Jean Pied de Port mais la, je ne m'attendais pas a trouver une pluie pareille. Cette ascention a 1700m avec 1200m de denivele etait un vrai defi. Je vous assure. Les chemins etaient transformes en rivieres et les rivierres en torrents. C'etait pas de la pluie, au'il tombait, c'etait la grele ¡ J'ai vraiment hesite a rassemble tous les animaux de la terre. Je me suis inquietee pour la survie des especes. Mais, comme pour commencer, je n'ai pas trouve d'Adam digne de ce nom, je me suis decouragee. Alors, j'ai sorti mon olifan, a la "Rolande", et ai sonne a plein poumons pour annoncer la fin des hostilites. Rien n'y a fait... Il pleuvait toujours a sceau et on pataugeait toujours dans la boue jusque au chevilles; Les doigts geles, a chanter a tue tete tout ce qui me passait par la tete, j'ai tenu bon... meme dans cette descente horrible ou des dizaines de pelerins se sont tordus les chevilles, essayes a la tendinite et frippes les doigts de pied. Un deluge ¡¡¡¡
Figurez-vous qu'en plus, j'avais, une fois de plus, perdu ma cape... le matin du depart... Un pelerin s'est barre avec en croyant sans doute debarrassser gentillement quelqu'un ... mauvaise affaire ¡¡ Heureusement, une pelerine aui s'en restait la a pu me preter son homologue... une pelerine, n'est-ce pas ? Une merveilleuse cape a tirette, super luxe que je n'ai plus auittee depuis ¡ Merci de tout coeur Daphne ¡¡¡
Ca, c'etait encore un bon souvenir et, vous le voyez, j'avais encore un peu d4humour. Mais quand, les 4 jours qui ont suivi, la pluie n'a pas cesse..,. On a commence a rire de moins en moins. Aujourd'hui, plus aucun des 200 pelerins que je rencontre tous les soirs dans les "auberges industrielles" d'espagne, n'a de paire de chaussettes seche. Beaucoup sont arrètes a cause d'une grippe ou d'une creve et la moitie a pris le bus pour les zones plus ensoleillees du chemin. Vraiment, c'est devenu tres difficile. Sans vous parler des odeurs... tout est a moitie pourri... il est vraiment temps que ca se rall7ume ¡ Comme dirait ma quebecqoise de compagne "Comment tu veux-tu qu'on arrive a St Jacques avec 2 kg de bouette prise apres chaque botte, sti de calice ¡" (soit " Comment pourrait on bien arriver a Saint Jacques avec 2 kg de boue accrochee a chaque bottinne, putian de ·"%·$&/&$/ ) Heureusement qu'elle est la, je vous jure ¡¡¡ Parfois, faut bien que vous me rappeliez que c'est la vraie vie pour pas que je decroche...¡
Bon, je vous laisse deja et j'espere a bientot. J'ai souvent acces a internet mais ca coute horriblement cher. Les auberges rajoutent le prix a leur prix pour la nuitee. On verra
Je vous embrasse de tout mon pti coeur et me rejouis deja de vous revoir bientot ¡
--
Posté le 20.08.2007 par atchenroute
Hello,
Bon, il y a tant à dire sur ces 15 jours ou je vous ai laissés. J'ai réussi à remonopoliser l'ordi de l'accueil. Je me fais toute petite en espérant qu'on ne me voie pas trop. Si mon poste se finit brusquement, ne vous inquiétez pas....
Petites amplettes à Saint Jean Pied de Port
Hé oui. Ce lieu de transition, m'a retenue un jour de plus... J'avoue que la perspective de vous lire chacun (vos mails perso me font tellement de bien et vos commentaires me donnent un de ces feux... vous n'imaginez pas !!! Vous êtes mon essence, mon carburant !) m'a facilement convaincue. Il fallait aussi que je fasse deux trois courses et c'était dimanche hier. Quelques piles pour cet appareil goulu qui m'use un quatrin de piles toutes les semaines... m'enfin, ca vaut la peine. Et puis quelques tours (et puis s'en vont) à la pharmacie. Que voulez-vous, le jour ou j'ai guéri le genou, ce sont les cloches qui se sont mises à sonner ! J'en ai une petite sizaine, bien tranquilles et toutes mignone ! (comme a dit un québecquois sur le chemin : "Certain entamment le Chemin pour trouver la lumière, d'autres ramènent des ampoules".... pas mal, hein ? sont bien, ces québecquois !)
Ah et puis, je voulais vous dire : pas le moindre port à Saint Jean. Pas plus de porc d'ailleurs... Par contre il y a des pieds, ça oui. Une quantité de paires de pieds qui appartiennent à des pélerins de toutes nationalités, chaussés dans toutes sortes de chausses, des sandales aux boots renforcées. Et tous les jours il en vient des nouveaux, et tous les matins il y en part d'autre, qui se lancent à l'attaque des Pyrénées. En une étape, que je ferai demain, nous traversons cette belle chaine de montagne, par le col de Roncevaux, lieu mythique de la Chanson de Roland. Je penserai à notre prof de Français du Moyen-Age, (me souviens plus de son nom... Seul me reste son accent liégeois prononcé) et à ses milles efforts pour nous faire imaginer Roland, en pleine bravoure, dans ce lieu désolé.!!
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Des accueils hors du commun[/b]
En 15 jours, j'en ai encore vu de belles, en matière de personnalité exceptionnelles, de trampes humaines et de caractères surprenants !
Il y a par exemple,
Thérèse, une ancienne infirmière de 70 ans qui a décidé d'ouvrir toute sa maison et son coeur avec, d'ailleurs, à tout qui en aurait besoin. Faut bien chercher la maison, perdue sous une foret amazonienne de fleurs et plantes presques sauvages tellement elle les laisse envahir à leur guise. Et l'intérieur de sa maison est à l'image de l'extérieur, un fouillis extraordinaire, composé de toutes les reliques et souvenirs laissés par les pélerins reconnaissants, du chapelet au fleurs sechées en passant par les photos et les oeuvres d'art...
Car il y a de quoi être reconnaissant. Thérèse ne compte ni le temps qu'elle donne, ni les efforts qu'elle fournit avec pourtant une santé pas toute fringante, ni, il faut bien le dire, les quantités de nourriture qu'elle nous donne par rapport au nombre qu'on est ! Tout ça est mené d'une main de maitre avec une de ces trampes, il faut s'accrocher. Moi, j'adore ce genre de personne un peu gueulante et tellement attachante, je m'en ferais bien une grand-mère, tiens... Mais le lendemain, il faut partir. Le temps de lire un ou deux de ses poèmes, qu'elle écrit à ses heures perdues (poète, avec ça !), de se laisser fourrer une pomme et un peu de pain d'épice dans les poches et on disparait, le coeur tout gonflé et reconnaissant.
Il y a eu aussi
Séviac. Contre toute attente, je me suis retrouvée un soir, toute seule dans un gîte. Ce qui n'est plus arrivé depuis avant le Puy. Quand je dis un gite, je veux dire une villa gallo-romaine, transformée en gîte. Ca c'est un truc ! Y font de tout dans ces communes reculées. Ben oui, je dormais juste à coté d'une mosaique merveilleuse et miraculée qui datait du IVe siècle si j'ai bien compris (C'est juste Jean-Pascal)... Alors, après le prieuré glacial de Montverdun et les fantômes sanglants des moines, je m'apprêtais, en pleine campagne à deviser avec les esprits joviaux et bedonnants des riches propriétaires gallo-romains de la villa.
Mais il se fait que j'ai rencontré le guide du site, qui dormait là le temps de la saison touristique pour ne pas se taper des allers-retours inconvenants vers ce site paumé au milieu des vignes. On a mangé ensemble et sympathisé. Voilà pas qu'il me dit qu'il est comédien, surtout, et qu'il doit aller assister à un spectacle de ses amis, dans un village de la région et il me propose de l'accompagner ! Alors, là, c'est ce que je préfère, décoller de ce chemin où parfois, on se sent comme un numéro et plonger à pleine vitesse dans la vie locale. J'ai passé une soirée merveilleuse et rencontré des comédiens épatants... Merci encore, Jean-Pascal pour cette sortie culturelle inespérée et ces rencontres précieuses !
Lachez les taureaus !
Ca faisait pas mal de jours que la frustration montait! Déjà la fête de Saint Jacques on l'avait loupé (je sais à l'ordinaire, je ne m'en serais pas inquiétée, mais en tant que "jacquaire", c'est graaaave !), ensuite toutes les fêtes locales, on arrivait toujours la veille ou le lendemain. C'est vrai qu'à force de prier et bouffer des spaghbol dans des gites communaux, on est pas contre se changer un peu les idées, de temps en temps. Et là, paf, même le 15 aout, je l'ai loupé. Bon, Liège, j'avais déjà fait mon deuil, mais en France aussi il faisaient là fête à Marie... ou du moins au vin... Mais non, là non plus je n'étais pas au bon moment au bon endroit.
Mais là, à Nogaro, ville hideuse au demeurant, on était là le bon jour, soit le jour du lâcher de taureaus dans les rues de la ville! Et ca vaut le coup. On nous présente toute l'équipe des cavaliers du coin, presque que des femmes à l'allure fière et furieuse qui traversent un à un les rues au grand galop en portant leur regard déterminé sur le public hébailli... Et ca, c'est que le début. La suite c'est qu'on lâche vraiment les taureaus avec à peine une ou deux barrière nadarre poour protéger le public qui est là, le comité des fêtes le répète sans cesse dans les hauts parleurs pourri placés sur les façades, à ses risquezépérils !
Bon. Merveilleux. Les cavaliers devaient encadrer ces furies sauvages qui déboulaient comme des éclairs noirs et baveux de rage au beau milieu des rues. Pas mal excitant tout de même !.. Evidemment vous vous en doutez, tout le monde attend l'accident. Et il a bien failli arriver. Les cavacliers, au moment du "grand bandido" on un rien perdu le contrôle de la bête qui a manqué s'offrir une brochette de mamy qui regardait béatement la scène depuis le pas de sa porte. Son coup de cornes est vraiment passé à quelques centimètre de la vieille au sourire édenté ( elle l'a gardé son sourire, comme une parure de fierté !). Bref, hauts les coeurs, on a enfin eu notre dose de spectacle. Visiblement c'est une coutume bien répendue, dans ces villes du Gers...
A nec dote
opinel : Hé oui, ce qui devait arriver est arrivé. J'ai fini par oublié mon opinel dans un logement. A force de le sortir à tout moment, il est resté dans une cuisine. Je m'en suis apperçue à 12 km il était trop tard pour rebrousser chemin. Piou, je te présente toutes mes excuses et à moi même aussi d'ailleurs parce que le dueil est dur. J'avais fait toutes mes années guide avec, y avait même le début de mes initiales gravées dessus... Mais le jour même, un suisse du chemin qui avait su ma mésaventure m'a offert un cannif suisse (hé, faut faire vivre le pays) qu'il est allé m'acheter tout spécialement, avant même que je ne me mette en quête.
Montre : Bon, ça aussi, je crois que symboliquement fallait que ça arrive. Ma montre, s'est lachement éclatée sur le carlage d'une douche quelquonque. Tous les chiffres se sont mis à tourner dans sa tête, ses aiguilles ont fait 15 fois le tour en quelques minutes et elle a rendu l'ame. Hé ben moi, ca m'a fait pareil. Je ne m'y retrouve plus, je perds tous mes repères. Vous allez me dire que c'est bien, qu'il suffit de manger quand on a faim et dormir quand on est fatigué mais faut vraiment se réhabituer... Je tourne un peu à l'envers, pour l'instant.
Blonde : Bon vous savez tous que je ne fais déjà pas mon age, qu'on me demande sans cesse si je n'ai pas peur de voyager sans mes parents et ce que je vais faire comme études, plus tard et ben là, avec le soleil de ces derniers jours (là il est parti, dommage pour la montée vers Roncevaux) je suis vraiment devenue toute blondinette et ça n'arrange pas mes affaires. Les joues toutes rougeaudes et les cheveux tous blonds, on veut toujours me remettre au jardin d'enfants... Enfin, bon, ça a parfois des avantages, mais c'est pas toujours commode pour être prise au sérieux.
Vocation ? La question de l'age doit aussi jouer dans ce problème. Il se fait qu'à chaque fois que je suis hébergée par des soeures, il faut croire que j'ai une bonne tête pour ça, elles me harangue pour me recruter. "Hé petite ! Tu as pensé à ce que tu voulais faire plus tard ? Ce sont des fraiches comme toi qu'il nous faut !" Je trouve ça plutot cocasse et puis elles sont tellement attachantes, ces petites soeures, toutes rayonnantes et pleines de joie. Je me demande tout de même si je ne vais pas y réfléchir...
Punaises de lits : La frayeur des hébergeurs et des pélerins sur le chemin. Une sorte de parasite (pour plus d'infos sur leurs moeurs sexuelles allez lire Bernard Weber) qui pique et se colporte gentillement d'un lit à l'autre et d'un sac à l'autre... J'ai été épargnée, jusque là... Ouf !
Attaque de chiens basques :
Bon ils ne sont pas comme les autres, les basques : plus libres, plus fous, plus sales et surtout, ils n'ont ni Dieu ni maitre ! Je me suis fait attaqué vilainement à grand renfort de crocs et de regards foudroyants... Heureusement que j'avais les bâtons...
Bon je vous embrasse de tout coeur et espère vous retrouver bien vite. Il parait que les gites espagnols sont bien équipés en internet... On va voir ça. J'écoute vos réactions, mes chers chers amis !
Bizouzzzz
Posté le 19.08.2007 par atchenroute
Hello la Wallonie et autres bouts de France !
Ne vous inquiétez pas, je vis, je vis pleinement. C'est bien vrai que je vous ai laissés sans nouvelles mais j'ai poursuivi ma route, avec l'exclusivité qu'elle m'a demandée, avec son rythme haletant.
De plus en plus profond
J'ai vécu, lors de ces 2 semaines (si je ne m'abuse), encore de nombreuses aventures bien intenses ! Comme j'ai été naîve de croire, à Montcuq, que j'avais déjà presque fait le tour! Que j'avais eu une dose suffisante de cadeaux et d'épreuves. Je réalise à présent que j'allais seulement entammer les découvertes essentielles. C'est comme si tout, jusque là, n'avait été que préparation. Parce que chaque journée de marche est la suite de la descente en soi.
Bien sûr le paysage, le temps et les compagnons changent mais moi, je suis moi et je ne cesse de me découvrir dans mes ressources et dans mes failles ! Et là, les amis, c'est du lourd, croyez-moi ! C'est un chemin inattendu et dont les paysages sont parfois insoupçonnés. C'est parfois bien moche aussi, ce que je découvre en moi, difficile à admettre. Mais il était temps, plus que temps que je m'occupe de tout ça. C'est aussi parfois fragile et tendre... C'est riche, en somme ! Et grâce au chemin réel, je ne piétine pas, j'avance !
Guérison miraculeuse
Croyez le ou non, mon genou est guéri !!!! Vous n'imaginez pas ma fierté. Parce qu'en effet, après avoir appliqué à la lettre les conseils des médecins, des quidams, des ignorants bien intentionnés et des imbéciles heureux sans le moindre résultat, j'ai trouvé, moi toute seule, le moyen de me guérir, sans le moindre médoc ! Si si, vous avez bien lu.
Après 5 semaines de bonne volonté, j'ai réalisé que ce bon vieux genou me faisait mal mais surtout très peur. J'ai compris que s'il ne voulait pas guérir, il était peut etre là pour une bonne raison. J'ai réalisé qu'il ne faisait que traduire des douleurs et des peurs plus profondes, liées au chemin, à ce que suis. Je me suis donc occupée à me confronter à tout ça. C'est pas évident, bien sûr, mais dès l'instant ou j'ai pu identifier les parties en moi qui souffrent à travers ce genou et m'en occuper dignement, mon genou s'est guéri. Miracle ! Je ne prenais plus le moindre médoc ou précaution et je faisais à nouveau des étapes de 27km quand ça s'est guéri.
Quelle fierté pour moi de me guérir moi même, de savoir que mon corps s'est guéri seul, que la bienveillance et les pensées positives c'est pas du bidon!Ahaaa ! Aujourd'hui, je suis toujours vigilente mais je n'ai plus peur.
Saint Jean Pied de port et la suite
La je suis à Saint Jean Pied de Port. C 'est l'étape charnière entre la France et l'Espagne. Un lieu d'arrivée pour ceux qui viennent du Puy et qui en restent là et un lieu de départ pour tous les internationaux qui démarrent de là. Apparemment je dois m'attendre à rencontrer à partir de maintenant des nationalités du monde entier alors que jusque là, je ne voyais presque que des français.
A partir d'ici, je m'en vais vers le camino Frances, le chemin qui traverse l'Espagne par l'intérieur des terres. J'en ai normalement pour 30 jours exactement si j'en crois la vitesse moyenne calculée ici par l'énorme "industrie" jacquaire de la ville qui vient de m'accueillir et me donner tous les documents nécessaires pour l'Espagne. Ce sont eux aussi qui m'offrent un accès à internet. (limité, il me reste 15 min, là, quel stress). Je serai donc à Saint Jacques, si tout va bien, aux alentours du 20 septembre.
Oui, oui, vous voyez que je me suis tout de même raccrochée à l'idée d'aller jusque au bout. C'est pas la ville en tant que telle qui m'attire vraiment mais je sais à quel point c'est important d'avoir un but et d'entreprendre chaque journée en donnant le meilleur de moi pour atteindre ce but. Et d'entreprendre chaque journée en acceptant toutes les misères qui pourraient me retarder dans ce chemin.Ce qui m'importe vraiment, c'est de le faire à 100 pour 100, avec une foi totale dans ma capacité à donner le meilleur de moi, peu importe ensuite si j'y arrive réellement ou pas! (ce sont des idées simples et entendues mille fois mais ca m'est apparu tout évident et absolument concret, tout à coup, après vous avoir écrit, à Montcuq!)
Du solo au duo
Je viens de partager une semaine de marche avec Geof' à travers ces belles régions. Quel plaisir de passer tout à coup d'un périple en solo à un périple en duo. Ca n'a tellement rien à voir, que j'ai eu l'impression de prendre un peu de vacances par rapport à mon quotidien. C'est vrai, je prends énormément de plaisir, mais je ne peux pas dire que ce sont des vacances... Ca travaille ferme. Ici, avec Geof' c'était l'occasion de prendre un peu de distance avec moi même et de profiter sous l'angle de celui qui redécouvre...
Bon je dois filer... Je vous laisse et essaie de vous retrouver dans la journée ou demain éventuellement !
Biz
Posté le 04.08.2007 par atchenroute
Bonjour à tous, très chers !
Tout ce temps qui nous a séparés !! c'est guerre facile de vous laisser si longtemps sans nouvelles... Je vois chaque jours des paragraphes pour vous se former dans ma tête et s'ils ne peuvent pas trouver clavier à leur doigts, ils s'impatientent et disparaissent... C'est vraiment frustrant!
L'équipement en internet de tous les gîtes devrait être un must ! Non, c'est vrai, je veux bien me passer de micro-ondes, mais pas de vous! Maintenant, j'ai denouveau quelques minutes tout au plus pendant lesquelles je reçois tous vos messages touchants... C'est tellement bon que c'en est presque indigeste! Et puis me faut me concentrer ferme pour vous donner le maximu, l'essentiel.... Dieu que c'est intense !
Au terme de ce premier mois, j'ai plutot envie de prendre le temps avec vous...
Ou suis-je ?
Tout d'abord et pour mon plus grand plaisir, JE SUIS A MONTCUQ !!! Ahahaa j'ai bien ri depuis longtemps à l'idée de passer ici... Ca y est, j'y suis. Je sais c'est facile mais admettez qu'on peut s'amuser quelques temps tout de même... Non, il ne faut pas oublier (de prononcer) le Q, c'est important!
Ce charmant villageon (tout de même chef lieu du canton, attention... on ne rigole pas de Montcuq) se situe au sud de Cahors et est comme toute la région du Lot une pure merveille ! Je suis en pause pour un jour ici en attendant de retrouver mon amie québecquoise pour continuer une partie de la route ensemble. Je vais donc, à loisir, cet après midi, découvrir Montcuq, son centre historique, son plan d'eau etc (tout de même, c'est cocasse, non ?... Bon)
Le Lot... Quand j'aurai de l'argent j'y achèterai une maison*
Je suis donc dans le Quercy blanc dans le Lot... c'est vraiment une région splendide ! Je la traverse par des chemins de terre rouge à travers des champs de hautes herbes déssechées. Cette fois, c'est vraiment le sud ! J'ai marché hier sur des chemins tranquilles voire perdus en pleine campagne. Chemin de cailloux blancs qui reflètent la lumière du soleil et rende le paysage éclatant comme une mariée. Les chemins sont bordés de forets de chênes tordus et de murettes moussues qui rafraichissent l'atmosphère brûlante. On trouve ça et là des caselles écroulées pleines de charmes. Sauvaaach et tranquille ! mmmmh
Epicurisme ou ascétisme ?
Pi, dans le coins, ckiè bien, aussi, c'est la bouuuufffe ! Sont vraiment forts, ici ! Ils vous font des fromages en tous genres, pates dures, pates molles, tous les jours, au petit matin, je me choisis une petite tranchette pour le pic nic en prenant soin de découvrir du neuf à chaque fois...Y a pas 5 jours, j'en étais à ma 3e découverte de vache à pate molle, sans jamais me lasser... Vous savez, à la fois frais et crémeux et qui enfle sous la lame de l'opinel... Chaque midi c'est une fête !
Puis les spécialités, les riettes, le foie gras (bon je me suis abstenue, là, mais je sais qu'il est délicieux) le melon tendre et parfum, du vin... tendre et parfum. Je me régale... les rissoles aux pruneaux (sorte de gosette sablée fourrée aux pruneaux... Et là en plus, j'ai totale bonne conscience puisque c'est pour le bon fonctionnement de mon transit intestinal qui, vous vous en doutez est parfois bien malmené avec tout le pain blanc que j'amalgame!)
NOn, faut plus s'inquiéter pour moi, je m'arrondis à vue d'oeil avec tous ces petits plaisirs. On fera disette en Espagne ! Quant à l'élévation spirituelle, elle ne s'en porte que mieux !
Soooooooooooleeeeeeeeiiiiiiiiil
Vous l'aurez compris, le temps s'est très très clairement amélioré. Il fait maintenant comme il devrait faire à cette époque, c'est-à-dire plein soleil et ciel bleu, méditéranéen. Je me rissole, moi aussi, je vous assure, je l'ai bien mérité. D'après la météo, ca doit durer... Mais si on devait croire la météo, je suis à Saint Jacques à la fin de la semaine, hein!
Par contre je dois faire super gaffe à boire suffisamment et avec ma réserve d'un litre, ça implique de demander de l'eau aux portes presque toutes les 2heures. C'est un chouette moyen pour entrer en contact avec les gens et lancer une papotte sur l'endroit, le temps ou le potager. J'ai croisé comme ça un brave Michel Galabru que je complimentais pour son superbe potager rempli à craquer de plein de bons légumes. Il m'a répondu tout triste qu'il n'y avait plus personne pour le manger... Il était le dernier au hameau qui contenant 10-12 maisons... toutes vides ! J'y serais bien restée, moi, dans son paradis ! Mais la mondialisation, tout ça,... vous savez...
Une étape difficile
Comme je vous l'avais dit, l'étape du Puy à Conques est vraiment très fréquentée et haletante. Je suis donc arrivée à Conques par la vertigineuse descente aux enfers, comme le veut le GR 65 que nous suivons depuis le Puy et me suis tout simplement achevé les genoux.
Je me suis écroulée là, dans cette villette historique et touristique à plus pouvoir y vivre. Toute médiévale et accrochée au flan de la vallée, elle est pleine de charme pour qui y vient en voiture et pour un jour. Pour moi, elle a ressemblé à une fourmillère qui se serait mise au commerce et à l'artisanat.
Complètement épuisée et surtout très inquiète pour ce genou qui ne voulait pas guérir et pour les étapes à venir (toutes de 25km minimum), assaillie par les pélerins rencontrés qui y allaient chacun de leur petit conseil ("Ah, oui, ça, les tendons, ça pardonne pas... Si vous vous croyez de fer, c'est raté ! Faut pas badiner avec ça. Arrêtez-vosu ou c'est dans une semaine que vous rentrerez chez vous...Mettez-vous le genou au frais, que diable ! Non, c'est des pommades chauffantes qu'il vous faut ! Pas de thé ni de café! Surtout buvez ! Grrrrrrrrrr !") ou de leur compassion (dont je ne savais plus que faire), j'ai fini par trouver un peu de calme au cimetière où j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps avant de m'endormir pour deux bonnes heures, comme une enfant, au milieu des tombes.
Original ? Oui, mais efficace! Une fois calmée et reposée, une fois que j'ai recouvré un vrai silence, que j'ai à nouveau pu entendre mon intuition propre, mon idée sur la chose et faire taire toutes les réflexions entendues, j'ai fini par voir les choses avec sérénité. Je n'avais pas plus d'idée sur ce qu'il fallait faire, mais j'avais le calme et la confiance nécessaire pour faire un bon choix, au bon moment.
C'est étrange, dans ces cas-là, ce n'est pas la solution qui importe vraiment c'est de retrouver un état dans lequel on sera suffisamment ouvert et confiant pour aborder la réalité. C'est souvent à ce moment que la solution se présente, d'elle-même, toute simple et toute lumineuse, venue d'ailleurs.
Ca a été le cas. Une dame est arrivée près de moi pour me donner des patchs d'anti-douleur et d'anti-inflammatoire à garder 24h d'affilée et qui diffusent en continu. Je savais qu'avec ça, je pourrais faire mes longues étapes jusqu'à Figeac ou j'avais l'espoir de pouvoir m'arrêter si ça ne s'améliorait pas. C'était tout simplement parfait pour ne pas devoir rester dans cette cloche à touriste qu'était Conques.
Pour couronner cette paix du soir, j'ai eu droit, moi qui suis sontamment en manque de musique, à un merveilleux concert de chant sacré, en nocturne, dans la cathédrale de Conques, orgue et chant contre-ténor... Vous savez, ce genre de douceur onirique qui vous fais vous envoler entre tendresse et souvenirs. mmmmh ! Cadeau!
Pause paradisiaque de 3 jours au Moulin
Trois étapes après Conques la fougueuse, j'ai eu le plaisir de me reposer dans la maison des parents de mon ami Ben. Je me suis totalement égarée le matin, en quittant Figeac et en reprenant le GR dans l'autre sens, oui, vous avez bien compris, vers le Nord ! Je remontais sur mes pas, sans même m'en rendre compte tant il y a un embrouillamini de GR et de balisage dans ce coin là. Ca c'est vraiment la PIRE des PIRES chauses qui peut arriver à un marcheur. En tout cas, je me suis mise dans une sacrée colère en refaisant dans l'autre sens les 7 km déjà fait la veille !
Bon, j'étais d'autant plus exhaltée quand je suis arrivée au Moulin des parents de Ben, perdu dans la campagne. Quatre anciennes batisses semées autour d'un bassin d'eau bleue verte et glacée. Sa famille m'accueille en toute simplicité entre deux coups de marteau sur l'isolation d'un des batiments. La maison d'amis dans laquelle je suis reçue est rénovée avec gout, elle est remplie de livres, d'objets de charme et de tableaux. C'est superbe et je laisse flaner là mon regard pendant trois jours magnifiques.
Quel calme, quel silence. Hormis les cigales qui se donnent à fond, le petit buson égaré et la truite qui saute au bassin, c'est le silence et la paix. Oui, bon, c'est vrai, il y a bien, un certain monsieur Labuche, bûcheron de la région, amateur de pastis à la dent pourrie et au tatouage abondant qui vient troubler la sérénité du lieu en jurant que si on le laissait faire la colline serait rasée en moins de 3 mois, poteaus électriques y compris.
Je me repose, donc, goute aux délices des produits locaux, grace au savoir-cuisiner de la maman de Ben, découvre la région dans la Renault 4L du papa de Ben et aide, à peine, à vider les granges en travaux. Le paradis, quoi ! Merci encore à vous, Coussy, pour cet accueil chaleureux!
Les leçons se font plus profondes après un mois :
Au terme de ce premier mois, je me sens parfois fatiguée. Il me semble que j'ai déjà traversé plein d'épreuves et reçu mille cadeaux. Et comme mon tempérament veut que je les vive plein gaz, je suis un peu hors d'haleine, à présent.
Je continue maintenant ma route en Quercy et je ressens une nouvelle solitude. La grosse foule entre le Puy et Conques est passée. Il reste des pélerins mais beaucoup moins et je n'en connais plus aucun. C'est une sorte de deuil, mais c'est bien aussi. Ca m'a demandé de nouveaux efforts d'adaptation, mais c'est ça le chemin, pas d'habitude, toujours s'adapter, vivre chaque moment au présent. J'ai lu hier cette belle phrase qui me porte :
Le passé c'est l'histoire,
L'avenir c'est le mystère
Aujoud'hui est un cadeau, c'est pourquoi on l'appel présent.
Et ça, amis, c'est parfois une sacrée épreuve d'avoir le courage de prendre tout ce qui vient comme un cadeau. Il n'y a pas deux jours les mêmes, sur ce chemin. Je dois me passer d'habitudes, qui sont parfois si rassurantes, je n'ai pas de pied-à-terre ou planter mes racines ni de compagnon qui seront toujours là, au même endroit pour m'attendre à mon retour...Il est bien dynamique mon présent, mais c'est la seule réalité, la seule vérité dont je peux faire ce que je veux : soit je l'acceuille et le dépasse, soit je le refuse et je cale!
Pourtant, je réalise combien ce que je vis pour l'instant, cette itinérance, cette solitude, cette absence de racines est fondatrice pour la suite de ma vie. C'est maintenant que je fais le plein de cadeaux, de liberté, de découverte, d'expériences toujours neuves, de victoires et d'épreuves. Je constitue une réserve de matières premières pour les constructions futures ! tadaaaaaaaaam !
La suite
Mon genou, bien reposé au Moulin, s'est réveillé dès la première étape de marche, pourtant plate et pas très longue. Je commence très sérieusement à soupçonner mes chaussures dans lesquelles je suis vraiment bien, mais qui impliquent puet-être une posture qui fait travailler mes genoux d'une mauvaise façon. Je ne pense pas en acheter des nouvelles car c'est le meilleur moyen de m'offrir de nouvelles complications. Je me fais donc à l'idée de marcher jusqu'au bout avec mes douleurs au genou. Pour la douleur, ça ne me gène pas trop, je veux juste veiller à ne pas griller définitivement mon genou.
Je m'apprète donc à ne pas arriver jusque à St Jacques et peut être à devoir écourter mais c'est ici, typiquement, un cas où il ne faut vivre que le présent et poser les questions au fur et à mesure. Ne pas se laisser gagner par des a priori qui ne sont pas d'actualité !
Bon allez, assez ri, je vous embrasse tous de tout mon coeur et vous remercie pour tous vos messages personnels qui me font tellement plaisir! Je les lis et les imprime dans ma tête pour les machouiller tout le long du chemin.
OLIN : Je te souhaite un MERVEILLEUX anniversaire... Je ne t'ai pas oublié et j'ai très fort pensé à toi de tout mon coeur ! Je te souhaite de belles leçons de musique, de belles leçons de vie, cette année, je te souhaite de nouveaux horizons pour ta belle âme !
Peux-tu me renvoyer ton numéro fixe, j'ai perdu en chemin mon mini annuaire avec tous vos numéros et je ne peux plus appeler personne !
* Chers amis des délicieuses vacances dans le Lot ya au moins 5 ans bonjour ! Les bois de chênes et les petites girolles cachées dessous, Les caselles, Saint Cirq la Popie et son Gourmet Quercynois, le fromage au safran, les chiens avec un oeil bleu et un oeil vert, Le beau Lot et ses kayaks... m'ont fait pensé à notre délicieuse escapade. Le chemin figurez-vous passe par Béduer, le petit village à l'ambiance décontrac' (à prononcer comme notre proprio, en articulant bien les n et les e) et j'ai marché tous mes pas avec chacun de vous dans mes souvenirs ! Plaisirs !
Posté le 25.07.2007 par atchenroute
Très chers,
Je vous avais écrit une petite bafouille à ma façon et au dernier clic pour vous l'envoyer, elle a disparu... GRRRRR de GRRRRR ! Je ne hais pas l'informatique, je la remercie de m'aider à contrôler mes mouvements d'humeur !
Il y était question de pluies diluviennes, voire sub-diluvienne, de rideaux de pluie épaissement crochetés, de draches incessantes et toutes mouillées, je crois. Oui, c'est ça, je devais sans doute être en train de maudire ce pays et ses météorologistes maladroits (Claire, je crois que le paysan de Saitn Haon le Chatel avait raison, on est condamnée à ployer sous le fardeau de la pluie, toi coincée dans ton bureau de tourisme déserté et moi, bloquée sous des vaches qui pissent !).
Je me souviens aussi vous avoir parlé un peu de ma santé. Avec l'humidité qui est revenue depuis quelques jours, mon genou, mes ligaments et mes tendons se sont réveillés. Je suis vraiment obligée de faire une croix sur les belles avancées de 25 km "à la paternelle". (Non, mais c'est vrai, c'est tout de même vexant, il a fait ce chemin à 60 ans et s'est offert des étapes de rien moins que 35 km de moyenne...Bon allez, chacun sa route, finalement !). Je dois donc faire super attention pour ne pas bloquer ma situation et prendre le temps. Je n'arriverai peut-être pas au bout mais j'entends de plus en plus d'écho effrayant sur la partie du chemin en Espagne... Finalement, suis pas sûre de vouloir me lever tous les matins à 4h et courir comme une dératée pour être sure d'avoir une place dans un gite, avant les touristes... mh ? Super la démarche !
Puis je vous ai raconté mon dernier coup de coeur... Une grange pélerine. Tout-à-fait inédit ! C'est une grange, tout ce qu'il y a de plus normale, un grand espace rempli de foin et couvert de taule ondulée. Un peu partout des anciens outils, un peu de vaisselle dépareillée, quelques anciennes photos, une étagère en planches avec quelques bouquins, un feu, dans un coin, et une grande tablée, au milieu de tout ça. Voilà, vous avez l'endroit parfait pour accueillir le pélerin qui passe, détrempé par des torents de pluie et suffisamment simplifié par la route pour prendre le lieu comme un palace ! Je m'y suis arrêtée pour le midi et j'ai eu toutes les peines du monde à m'en extraire tellement je m'y suis sentie accueillie comme chez moi par un historien croisé juriste, ancien pélerin de Jérusalem et sa fille Aline, tout sourire.
J'y ai partagé le repas de midi, puis comme il douchait à sceaux, qu'on était si bien, on a fait quelques crêpes, on a encore grignoté une fou(g)asse (une patisserie spéciale du coin qui goute la brioche mais en plus costaud) et bu un bon café, tout en devisant de sujets les plus passionnants. C'est là que, tout à coup, le maitre des lieux s'est souvenu qu'il avait un accordéon diationique, caché dans le fatra de sa grange, le même que moi en métallique ! Ahaaaaaaaa ! On se l'est échangé pendant une demi heure, alternant ses bourrées folklo locales et les quelques pianotages dont j'ai pu me souvenir avec les cordes de pluies qui tambourinnaient sur la taule, ça a fait un fameux concert !
J'ai eu toutes les peines du monde à me décrocher de cet endroit simple et magique ou il arrivait toutes les 5 minutes un pélerin imbibé jusqu'à l'os qui se joignait à nous. Tout ça pour rejoindre un de ces gites bondé et impersonnels où des (pélerins)vacanciers d'un jour font leur popotte dans leur coin. C'était di-vin et comme toujours, dans ces cas-là, j'oublie de prendre des photos... Tampis, c'est dans ma tête !
Bon, je vous laisse et cours aux km qui m'attendent déjà. N'hésitez pas à faire signe, pour l'instant j'ai un petit creu, puis je vous aime bien, hein !
Posté le 22.07.2007 par atchenroute
A bien y regarder, je trouve que j'ai un petit air des vaches d'aubrac, ce caractère, cet détermination, mh ? manque que la queue à plumet... Heu bon. Un jour j'y arriverai
Posté le 22.07.2007 par atchenroute
Je contemple l'immensité du trajet encore à parcourir...
Ultreia!, et sus eia, Deus adjuva nos ! comme dit la chanson du pélerin "va plus loin, va plus haut, Dieu, aide-nous !"
Posté le 22.07.2007 par atchenroute
Le genou en compote et la bouteille, tout y est !... Hé non, il manque le sac, me direz-vous. Très juste, c'est un détail non-néglieable, on voit que vous suivez. Mais je suis en repos forcé, là, du coup je vais un peu me balader, logique !
Posté le 15.07.2007 par atchenroute
Le matin de mes retrouvailles avec Edith et Willy ! Je ne sais même pas comment j'ai réussi à me concentrer pour prendre cette merveilleuse photo tellement j'étais impatiente ! J'ai aussi eu le courage juste après de faire une petite heure de cueillette de myrtilles, pour mes amis... Exploit !
Posté le 08.07.2007 par atchenroute
A Saint Haon le Chatel, ou j'ai passé deux jours de patience pour laisser breloquer mon genou, j'ai fait un rien de tourisme et ai découvert cette maison d'un notable bourgeois. C'est juste, Claire ? Chicos, hein ?