Publié le 26/09/2007 à 12:00 par atchenroute
J'y suis vraiment arrivée !!!
Publié le 25/09/2007 à 12:00 par atchenroute
Hé ben mes amis, il en a fallut du temps avant que je puisse revenir vous revoir !!!
Ma dernière tentative a été plutot funeste quand mon article, rédigé à la sueur de mes doigts pressés et au détriment des 180 pélerins impatients qui piétinnaient derrière moi, a tout simplement été atomisé par le monstre informatico-viral qui se cachait dans le ventre de ma machine malade. Bref, de dégout, j'ai renoncé, définitivement et en toute élégance, à revenir jamais dans ces saletés.de cyber-trucs... Mais heu, ...bon...finalement, j'y reviens, vous me manquez et on ne laisse pas un public d'une telle qualité ainsi hors d'haleine...
Si je me souviens bien, lors de mon dernier article, j'étais encore plongée en pleine meseta, au coeur du désert et de ses secrets, illuminée d'un beau soleil de fin d'été et de la grace du chemin. J'étais à la moitié du chemin espagnol, avec encore devant moi, une belle tranche de vie à vivre, peu avant Leon. Hé bien, beaucoup de choses sont encore survenues pour compléter encore et toujours les leçons et les prises de consciences. Lisez plutot.
Attention, je vais dater mes nouveaux articles à la date où ils ont réellement été écrits... N'oubliez pas d'aller y voir !!
En cours de rédaction :
L'enfer de la nuit
Automne
Cruz de Ferro
Accueil en famille
Le paradoxe de la Galice
A nous deux, Saint-Jacques
Atterrissage : le pilote du boing était devin
Publié le 25/09/2007 à 12:00 par atchenroute
Aaahhh mes chers fidèles ...
Je suis bel et bien là... Déjà presque sonnée par la vitesse de la vie qui me ratrappe, déjà échevelée par les projets et les idées... Entre le nouveau boulot dont il faut signer le contrat et commencer lundi, le nouvel appart a trouver, les déménagements à préparer, les concerts à donner, et surtout... SURTOUT les amis a retrouver, les amis à féliciter pour leur force d'amitié, leur constance de soutien... Ca arrive les gars, je vous explique tout ça au plus vite !!! Quelques photos, aussi, si ça marche !!!
Publié le 12/09/2007 à 12:00 par atchenroute
Au village d'O'Cebreiro, ce qui veut dire la porte du ciel en galicien. Après une longue et superbe ascention matinale, la récompense : la beauté et la méditation !
Publié le 08/09/2007 à 12:00 par atchenroute
Après 8 jours de désert, de calme, de création, de silence, de temps long, de vent et de lumière, on respire à un autre rythme, on parle sur un autre ton, on regarde autrement. JJe ne pense ni à programmer ou je dormirai, ni a savoir par ou je vais passer, quel sera le relief ou le nombre de km, je ne sais plus ou j'étais hier ni si j'en étais heureuse ou décue. Je suis juste a chaque minute, dans mon corps, avec mes pieds sur la terre et mes cheveux au vent. Or, la ville de Leon, qui marque la fin de la meseta et ses pleines désolées a bien fini par arriver au bout de mon horizon, et là, mes amis qué choc !!
On avait prévu de passer la nuit dans une petite auberge juste avant la ville pour éviter les foules et le boucan. En fait, l'auberge sur laquelle on comptait n'existait pas et on a eu la chance inespérée de trouver un hotel de village, ou le propriétaire était d'accord de nous offrir une chambre au prix du dortoir !! Quelle chance.... après les 30 km déjà parcourus, on s'imaginait mal repartir à 17h pour les 6 km de banlieue vers Leon. Vous n'imaginez pas l'air consterné qu'on a eu en voyant les draps blancs et propres, la chambre à juste 2 lits, une salle de bain privée avec eau chaude, et.... unetélé !! De la consternation on tourne à l'exaltation, c'est du jamais vu. On va meme pouvoir revenir à la vie normale et se regarder un petit film, ce soir, en grignotant des biscuits aux fibres.
Tu parles !! On ne s'attendait pas du tout à ce que ce soit aussi indigeste !! Non pas les biscuits (qui pourtant sont déjà pas mal costauds) mais la télé, ses pubs, ses infos, son rytme effréne. Une valse infernale de couleurs criardes, de musiques endiablées, des flash-éclairs qui s'enchainent à une vitesse haletante, des sloggans saccadés et impératifs.... J'avais tout simplement des hauts le coeur, comme si j'étais inadaptée...Avec la distance acquise sur le chemin et un autre espace-temps, j'ai vraiment réalisé à quel point la télé ne correspond pas au temps de la vie, de la nature...Sas parler de son obsession à vouloir nous manipuler pour qu'on achète tel ou tel produit ou encore pour qu'on adhère à telle ou telle conviction.
Mais c'est encore le lendemain, quand en pleine périphérie commerciale de Leon, on est allé se ravitailler au Giga mega hyper Carrefour lui-meme inclu dans un centre commercial sans plus aucune mesure, que j'ai vraiment halluciné. Il y avait évidemment tout les services et tous les produits immaginables, allant des gsm-ipod-agenda-cadre photo intégré au fleurs poussées sous cloches en passant par les city-trip pour gens éteints...Il Les gens se précipitaient dans une effervescence fébrile et à la fois dans une telle immobilité intérieure !!! C'était leffrayant de voir des visages fermés et fades, les yeux hagards, inquiets et frustrés, gros et pales, cherchant desespérément l'article qui pourrait bien les rendre heureux et accomplissant ainsi un rituel qui les épuise encore plus.... flash sur flash : le gsm, le ticket du parking, les clés, le caddie, les wc, le nouveau produit pour effacer les taches, la carte sim, les compléments nutritifs, le code anti-vol, les magazines, l'essence, les nouveaux dvd... c'est trop.
Je voyais ca d'autant plus clairement que moi meme, malgré l'épaisseur de silence et de temps que j'avais emportés avec moi, j'entrais presque naturellement dans cette fièvre de l'avoir et cette sensation qu'il faut consommer pour retrouver le bonheur, ...L'énergie dans ce genre d'endroit est au plus bas et si on ne prend pas garde, on est tellement sollicité de partout, stimulé dans tous nos sens et manipulé dans notre recherche qu'on sort vidé en moins d'une demi heure... Je ne n'avais jamais pris conscience de ça à ce point et tout à coup, le contraste était trop évident. Il me semble qu'on est vraiment en train d'aller trop loin et qu'on se fait un mal fou sans meme s'en rendre compte. J'ai voulu graver ça dans ma mémoire pour etre à meme, le moment venu, de faire les choix nécessaires pour limiter l'impact de ce genre de fourmilière sur ma vie.
Je crois que j'ai compris aussi pourquoi notre époque ne croyait plus en Dieu. Nous n'avons juste plus assez de silence pour laisser s'intaller sa paix.
Publié le 06/09/2007 à 12:00 par atchenroute
Salut mes gros poulets ¡
Voila, il semblerait que aujourd'hui la chance m'ait souri et que j'aie droit a un poste internet gratos pour quelques dizaines de minutes¡ Je dis qu'il semblerait parce qu'on n'est jamais surs, ici. L'occasion donc de vous donner un peu plus de details, un photo ou l'autre que j'ai gardee a votre intention dans ma boite a souvenirs cranienne.
Logements ou la bonne vieille guerre de Don Camillo
Vous vous souvenez du petit monde de Don Camillo ? La gueguerre entre Pepone, la mairie, et Camillo, l'Eglise ? Et bien, parfoi, ici, j'ai l'impression d'etre sur le tournage... Incroyable.
Il y a vraiment deux logiques:
L'une, la version rouge, un rien socialiste, ou la municipalite a decide de prendre en main la problematique du pelerin. Leur delicieuse idee a ete de construire un immense immeuble flambant neuf pour accueillir 100 pelerins minimum et de payer un ou plusieurs fonctionnaires pour nettoyer et receptionner l'argent. Tout le monde, surtout les pelerins espagnols, trouve ca ideal. Ben tien, il y a plein de place, tout le confort (souvent ca a ete construit recemment), c'est pas cher et surtout, surtout, il y a des gros distributeurs de Coca Cola... Le bonheur, quoi ¡¡
L'autre idee, c'est plutot
la version carritative ou l'initiative paroissiale . L'un des batiments de l'eglise, parfois l'eglise elle meme, est consacre a l'accueil des pelerins... Il y a rarement plus de 30 personnes qui peuvent y avoir acces et ce sont des volontaires qui accueillent les pelerins, pour le plaisir de les rencontrer. La plupart du temps on y mange tous ensemble autour d'une grande table et on a la vraie impression d'etre quelqu'un et d'etre quelque part...C'est souvent moins confortable et plus rural mais aussi plus local plus familial ... Tellement moins touristique ¡¡
Devinez lequel je prefere ... ¡¡ Bon, c'est vrai, c'est facile, on sent un rien de parti pris dans mes descriptions... Evidemment que c'est plus dròle d'exister, d'avoir un prenom et un visage, d'echanger, de rencontrer, de partager... Vous auriez fait le mème choix, j'y metterais ma main au feu... Mais le plus fou dans cette histoire, c'est la gueguerre qu'ils se livrent parfois, dans certains villages... Et ca tourne malheureusement au desavantage des petites auberges familiales aui doivent fermer sur ordre politique pour ne pas faire d'ombrage aux grands hangards, aux usines a pelerins.
La mer et le desert espagnols... sous un soleil radieux
Depuis l'Espagne, j'ai traverse mainentenant une serie de paysage et de pays differents... Je suis passee de la Navarre a la Rioja et je suis maintenant en Castille et Leon que je quitterai ensuite pour la Galice... Et ca fait de fameuses differences ¡¡ Au point de vue des paysages et de la nature mais les villages, les styles architecturaux et les mentalites sont differentes... Evidemment, chaque region a son propre gouvernement et je vous assure qu'on palpe les diverses options politiques¡¡
La Navarre, j'ai po vu grand chose, parce qu'il a plu pendant toute ma traversee (vous voyez, j'en parle presque comme d'une navigation)... Les quelques fois ou j'ai leve le nez, j'ai appercu de belles montagnes et une verdure assez luxuriante par endroits...
La Rioja ensuite, malgre sa facheuse tendance a puer le vieux bidon d'essence abandonne en bord de route, a mettre en valeur ses dechets a tout bout de champs, a tout de meme reussi a me seduire par ses grandes pleines de vignes et de ble et une vue illimitee qui se perd dans les nuees de bleu a l'horizon... C'est vrai, en faisant abstraction des routes et des antennes electriques, je suis parvenue a rever une matinee entiere sur les vagues de vignes et des plages de ble... J'ai plane quelques heures durant entre Rioja et mer du nord... Je revoyais les vacances du mois d'aout de mes 4 ou 5 ans, la longue plage et l'horizon bleute et j'ai meme vu des oiats... je vous assure, comme plantes dans des dunes de bles... C'etait un delicieux reve d'enfance ¡¡¡
Maintenant, je suis en train de m'offrir un superbe cheminement en plein
desert... Et ca, c'est ce que je prefere... Je traverse pour l'instant la
meseta, un plateau arride en altitude, terriblement sec et sans vegetations. Nous pouvons marcher parfois deux ou trois heures sur un chemin de terre rouge sans croiser la moindre tache d'ombre, la moindre maison avec seulement l'or des bles coupes qui nous eblouit et nous fait perdre la tete ¡¡
C'est tres meditatif et nous avons la chance inouie de ne pas trop souffrir du soleil ¡¡¡ A cette periode, il devrait faire etouffant, on devrait manquer d'eau et partir a 5h du mat... Mais, non, il fait un soleil eblouissant, l'athmosphere est tres claire mais il fait froid ( 12 a 15 degres toute la matinee) et tres venteux.... C'est grandiose et le vent m'aide a en perdre la tete d'admiration tout en gardant les idees fraiches ¡¡
Dernierement, le paysage a aussi eu quelques allures de
Hesbaye.... Vous me direz, on voit ce qu'on veut, hein... Mais, c'est vrai, des champs de terre a perte de vue, des petits tracteurs rouges ici et la, des bosquets de peupliers que le vent chahute et des petits rus pour cadriller tout ca... Je me croyais a Mehaigne, a quelques km a peine de chez moi...Sauf que le chemin etait tres tres tres long avant d'arriver chez moi et que tout de meme, pour la Belgique, yavait pas beaucoup de maisons....
La grâce du matin
Avec ce climat, cette lumiere et cet horizon qui recule sans cesse, j'ai constate que j'avais une vraie fascination, un gout tout particulier pour les matins... Je pars en general aux alentours de 7h30 et me lance, les doigts geles autour de mes batons, sur les chemins de terre dans une aube rosee emplie de silence et de paix.... C'est tout a fait unique... Il n'y a pas un autre moment de la journee ou le silence soit si profond, l'energie si neuve et la lumiere si douce... La page est encore blanche, tout est possible et le monde est a faire... et surtout, mon corps n'est jamais aussi leger qu'a ce moment...C'est tres fort... C'est connu, on le dit partout, mais le revivre fidelement tous les matins, c'est comme un rendez vous ¡¡¡ Essayez, meme sous la pluie, c'est unique ¡¡
Deux coups de coeur
Je voulais tout de meme prendre le temps encore de vous compter deux de mes coups de coeur, deux lieux exceptionnels qui m'ont remonte les batteries pour un bon moment.
L'accueil paroissial de Grañon
Nous avions d'abord prevu de continuer bien plus loin. L'etape devait faire 32 km je crois... Mais apres une progression lente et decouragee en Rioja on a decide de faire une ptite pause a Grañon, petite ville mignonne ou les gens avaient un sourire etrangement ouvert, comme un point commun de sympathie. En passant a cote de l'eglise, on a vu une petite porte et un ecriteau au dessus qui disait "peregrinos". Nous, on veut juste de l'eau, on monte.
La on tombe dans une sorte de sacristie, accolee a l'eglise qui a ete amenagee par le cure pour accueillir les pelerins. Voyant qu'ils etaient de plus en plus nombreux, il a carrement tout renove, transformant ce debarras en un bijou de pierres anciennes et de boiseries burinees. Des poutres et des enormes pierres, des vitreaux et des planchers anciens un havre de beaute et de simplicite.
Mais c'est encore l'accueil qui a ete le plus touchant. Sans qu'on comprenne comment, on s'est retrouvees la a discuter aupres de l'âtre avec des gens de la paroisse, plein de vie et de curiosite, a boire un cafe puis un autre et un autre, pendant que le coq s'etait deja mis a l'ouvrage pour nous cuisiner un enorme repas qui devait subvenir a tous les pelerins arrives entretemps et a ceux a venir... He, on ne sait jamais ¡¡ On compte large quand on a le coeur large.
On a donc partage un super repas, autour d'une grande table et on nous a ensuite emmenes au spectacle annuel organise et interprete par les benevoles du village retracant toute l'histoire du village et du pelerinage de Compostelle dans ce village... Bon on a d'abord cru a une gentille representation kitch et villageoise... Pas du tout ¡ Ils ont envoye le son et lumiere dans tout le village et avaient prepare tout une mise en scene dans l'eglise elle meme ¡¡¡ Impressionnant ¡¡ Faut vraiment s'attendre a tout ¡¡
L'hermittage San Nicolas
L'autre des nombreux coups de coeur que je me suis fait offrir tout recemment etait la nuit dans un hermittage ou du moins une "Hermita2, c'est comme ca qu'on appelle une eglise isolee au milieu des champs. He bien, l'une d'elle a servi de refuge pour les pelerins depuis le 13e sicle et ce sont les templiers qui l'avaient batie et en premier avaient assure l'accueil ¡¡¡¡ Une superbe batisse de pierre aux voutes en plein ceintre et au plafond haut, amenagee sommairement pour accueillir le pelerin... Quelques lits, une grand table, une ou deux armoires et un fond batismaux en guise d'evier... Bien sur pas d'eclectricite et le tout respecte completement la disposition de l'eglise, avec la statue de St Jacques en plein milieu.
Giuseppe, l'hospitalier, aui avait bien une tete d'heritier des templiers nous a prepare une de ces pasta a l'italienne dont je me souviendrai longtemps avant de nous jouer quelques notes de guitare a sa facon... Un personnage haut en couleur qui chassait a longueur de jour la lumiere au travers de son objectif photographique, un amateur de musique klezmer aussi dont il nous a fait ecouter une quantite de morceau, et pour finir, un fin connaisseur de grappa dont nous avons aussi eu la fine fleur.... J'etais comme sur un nuage lorsqu'a minuit, apres une bonne paire d'heures de sommeil dans ce lieu historique, je suis sortie pour aller aux toilette et que j'ai assiste beate au grand spectacle d'un ciel blinde d'etoile... L'isolement de cette chapelle, en plein milieu des champs m'a tout a coup rapprochee de vous, terriblement quand les 12 coups on sonne ¡¡¡¡ Waouuuu
La pastorale du pelerin
Je rencontre aussi encore de belles brochettes de gens dans tous les styles et de tous les genres.... Comme en France, ce sont encore les vieux qui ont ma preference. Le chemin des champs au milieu du desert apporte parfois des silhouettes inattendues alors qu'on croyait etre seule depuis des km et des km
Il y a eu comme ca un
drole de petite bonhomme tout vieux avec tout une serie d'objet accroches a son veston d'indiana Jones et un petit carnet a la main qui trainait sur le chemin en dodelinant bizarement de la tete... Ma premiere idee, c'est de l'eviter... Bon, j'ai encore du chemin a faire et je ne vais pas casser mon rythme pour ce bonhomme qui, en outre, a l'air completement syphone ¡¡
Mais il insiste, il veux que j'ecrive mon nom et celui de mon pays sur son petit carnet, en dessous des centaines de noms qu'il a deja... Pour lui faire plaisir, j'accepte et je vois ses yeux s'illuminer son visage tout simple qui rayonne. Il est satisfait . C'est tout. C'est ca, son plan, c'est ca, sa vie... Et il a le temps, lui...Il fait une photo de nous et me laisse partir.... Je repars et je sais que c'est lui qui a raison, c'est sans doute nous tous qui sommes fous...
Une autre fois, c'est un berger que j'ai croise, au bord du chemin desert, en plein caniard, a nouveau sorti de nulle part. Il est midi et il sort des besaces de son ane un bout de fromage suant et du pain sec et surtout, sa l'essentiel, sa gourde en peau remplie de vin. Il a le visage tout tane par le soleil et le teint vermeil, il est hillare... Il doit etre saoul ou quelque chose... Ben oui, voila qu'il me propose de boire un coup avec lui... Le pic nic j'avais dit non, mais la, le vin, je ne veux pas le vexer et je bois a sa gourde une gorgee de son vin rouge... bien fort.... Et m'en vais, sur ma route... Il me regarde partir, toujours aussi hillare. C'est ca mon metier, c'est de marcher et je pense que le sien, a longueur d'annee, a longueur de soleil et a longueur de laine, c'est de mener ses betes, de nourrir ses chiens, seul au desert... C'est pas un filme, c'est ca sa vie ¡¡¡
Bientot arrivee
Bon allez, assez ri, on est bientot rendues ¡¡
C'est vrai il me reste maintenant 400 km et ca, c'est de la bibine apres ce que j'ai fait... Heuuu.... hemm Non, on n'est jamais surs d'arriver vraiment, on n'est jamais sur de ne pas choper une une crasse de virus, un cailloux entre le gros orteil et l'oreille qui vous empeche pour toujours de reflechir et d''avancer... Mais je ne vous cache pas que je commence a m'exciter serieusement a l'idee d'arriver.... C'est vrai, apres tous les doutes que j'ai eus, le nombre de fois ou je me suis dit que j'allais devoir renoncer ou abandonner.... Voir le but si proche, je palpite ¡¡
Et puis apres, ya la joie de vous revoir vous tous.... Je sais que je dois profiter jusqu'au bout de ce moment unique et en meme temps, l'idee de vous retrouver me crepite la tete ¡¡ Alors voila, mon avion est reserve, ce qui veut dire que je considere que j'arriverai jusqu'au bout et que je vous reviendrai...
Allez, je vous embrasse fort fort fort ¡¡¡¡¡
Publié le 02/09/2007 à 12:00 par atchenroute
Ahaaaa mes chers ¡¡
Depuis tout ce temps, vous devez vous dire que je suis devenue une vraie machine a marcher, une bombe qui ecrase tout sur son chemin par monts et par vaux, un eclair blond aux molets en forme d'obus et aux cuisses surdimensionnees qui enchaine les km sans plus se soucier ni de la pluie glacee ni des canicules tonitruantes pas meme de la fievre, une pro du chemin de la route, du sentier, du bitume, des pierriers et du sable, de la terre ou du gazon, une fusee qui ne prend plus le temps de donner des nouvelles ou de telephoner a sa chere Milou ¡¡¡ Et vous n'avez pas tout a fait tort ¡
Marcher fait tellement partie de mon quotidien que c'en est devenu une seconde nature... Une necessite aussi imperative que de respirer¡ Pourtant, le chemin continue tous les jours a m'interpeler, me bouleverser, m'emouvoir... Je me fais retourner comme une crepe, il n'y a pas deux jours pareils. Je vais de surprise en surprise sans jamais pouvoir prevoir le lendemain ¡¡ Ce chemin continue encore et toujours de m'ouvrir les yeux et de me faire battre le coeur. Ce chemin ne cesse de m'abattre, de me battre, comme un vieux tapis dont on essaie d'extraire la poussiere pour ensuite me relever et m'assoir sur le beau tròne de la reine des bles...
Mais n'en doutez pas, je n'en oublie aucun de vous. Votre prenom et votre visage est dans mes yeux a chaque pas, j'ai sans arret des petites pensees parfois discretes parfois indiscretes, parfois sages, parfois rocambolesques pour vous tous, amis, famille, pelerins croises...
Alors, si vous n'etes pas trop rencuniers de mon silence, envoyez moi de vos nouvelles pour que je puisse vous porter dans mon coeur et vous dessiner dans les nuages ( bien nombreux )
Je vous embrasse ¡¡¡¡
PS . Je prevois de revenir le 22 septembre si je trouve un vol a mon gout a cette date ¡
PSS J'espere que PIou a eu un bon annif ' J'ai Bien pense a toi
PSSS Je souhaite une bonne rentree a tous mes tres proches et tres chers amis et soeures et Maman profs ''
BIZZZZZZ
Publié le 28/08/2007 à 12:00 par atchenroute
Coucou la gang
Juste un tout petit mot... Internet se paie ici aux 10 minutes,comme dans tous les gites alors je fooooonce
J'ai la creeeeve
Bon, vous aviez raison, maintenant, ca y est il fait beau ¡¡¡ Et c'est vrai que ca rehabilite un minimum l'Espagne a mes yeux... Malheureusement cette lutte de 5 jours contre les elements ne m'a pas laissee indemne et j'ai attrappe une grippe carabinee. Pas mal, le peti femel en sueur en polar sur les routes du camino... Ben, oui, c'est en voyant les aigles tournoyer au dessus du chemin que j'ai repense a ce bon vieux Yakari... Vous vous souvenez, quand il s'isole dans un tipi bouillant pour suer tout son saoul ? He ben, je fais pareil. Je bois des infusions et des decoctions de romarain, de thym, de lavande, enfin tout ce que je trouve sur ce maudit chemin (en prenant soin d'eviter toutes les boites de coca, les barils et les dechets atomiques des abords de la route) pour cauteriser ma gorge... Et je suis la seule blondinette couverte de la tete aux pieds par 40 en plein caniard ¡ enfin foskifo '
Sinon, Ili, tu me demandais comment etait l'Espagne... Je dois dire que pour l'instant je suis vraiment decue... Les paysages sont beaux ou du moins pourraient ètre beaux mais on nous fait passer par des chemins vraiment sales et qui longent des autoroute a tout bout de chant. Les rencontres sont aussi beaucoup plus difficile... Il y a vraiment du monde sur ce chemin et on a parfois l'impression d'ètre une pauvre fourmi dans une longue colonne qui va on ne sait ou... En plus les gens viennent de partout et le contact n'est jamais tres profond... Bref pour l'instant, j'en perd un peu mon latin...
Je vous embraasse ¡ Faites moi signe, j'ai le mal du pays
Publié le 25/08/2007 à 12:00 par atchenroute
He he mes amis...
D abord, je m excuse car ce clavier est un qwerty et ca risque de cafouiller un minimum. quand on n a pas les doigts tres fluides c est difficile d y retrouver ses jeunes et son inspiration... mais on en a vu d'autres...
Bon, bien vu, Dom et JF, je viens d'essuyer 4 jours de terrible deluge. J'ai du passer le Pyrenees dans des conditions assez inedites. L'alerte orange avait deja ete donnee a st Jean Pied de Port mais la, je ne m'attendais pas a trouver une pluie pareille. Cette ascention a 1700m avec 1200m de denivele etait un vrai defi. Je vous assure. Les chemins etaient transformes en rivieres et les rivierres en torrents. C'etait pas de la pluie, au'il tombait, c'etait la grele ¡ J'ai vraiment hesite a rassemble tous les animaux de la terre. Je me suis inquietee pour la survie des especes. Mais, comme pour commencer, je n'ai pas trouve d'Adam digne de ce nom, je me suis decouragee. Alors, j'ai sorti mon olifan, a la "Rolande", et ai sonne a plein poumons pour annoncer la fin des hostilites. Rien n'y a fait... Il pleuvait toujours a sceau et on pataugeait toujours dans la boue jusque au chevilles; Les doigts geles, a chanter a tue tete tout ce qui me passait par la tete, j'ai tenu bon... meme dans cette descente horrible ou des dizaines de pelerins se sont tordus les chevilles, essayes a la tendinite et frippes les doigts de pied. Un deluge ¡¡¡¡
Figurez-vous qu'en plus, j'avais, une fois de plus, perdu ma cape... le matin du depart... Un pelerin s'est barre avec en croyant sans doute debarrassser gentillement quelqu'un ... mauvaise affaire ¡¡ Heureusement, une pelerine aui s'en restait la a pu me preter son homologue... une pelerine, n'est-ce pas ? Une merveilleuse cape a tirette, super luxe que je n'ai plus auittee depuis ¡ Merci de tout coeur Daphne ¡¡¡
Ca, c'etait encore un bon souvenir et, vous le voyez, j'avais encore un peu d4humour. Mais quand, les 4 jours qui ont suivi, la pluie n'a pas cesse..,. On a commence a rire de moins en moins. Aujourd'hui, plus aucun des 200 pelerins que je rencontre tous les soirs dans les "auberges industrielles" d'espagne, n'a de paire de chaussettes seche. Beaucoup sont arrètes a cause d'une grippe ou d'une creve et la moitie a pris le bus pour les zones plus ensoleillees du chemin. Vraiment, c'est devenu tres difficile. Sans vous parler des odeurs... tout est a moitie pourri... il est vraiment temps que ca se rall7ume ¡ Comme dirait ma quebecqoise de compagne "Comment tu veux-tu qu'on arrive a St Jacques avec 2 kg de bouette prise apres chaque botte, sti de calice ¡" (soit " Comment pourrait on bien arriver a Saint Jacques avec 2 kg de boue accrochee a chaque bottinne, putian de ·"%·$&/&$/ ) Heureusement qu'elle est la, je vous jure ¡¡¡ Parfois, faut bien que vous me rappeliez que c'est la vraie vie pour pas que je decroche...¡
Bon, je vous laisse deja et j'espere a bientot. J'ai souvent acces a internet mais ca coute horriblement cher. Les auberges rajoutent le prix a leur prix pour la nuitee. On verra
Je vous embrasse de tout mon pti coeur et me rejouis deja de vous revoir bientot ¡
Publié le 20/08/2007 à 12:00 par atchenroute
Hello,
Bon, il y a tant à dire sur ces 15 jours ou je vous ai laissés. J'ai réussi à remonopoliser l'ordi de l'accueil. Je me fais toute petite en espérant qu'on ne me voie pas trop. Si mon poste se finit brusquement, ne vous inquiétez pas....
Petites amplettes à Saint Jean Pied de Port
Hé oui. Ce lieu de transition, m'a retenue un jour de plus... J'avoue que la perspective de vous lire chacun (vos mails perso me font tellement de bien et vos commentaires me donnent un de ces feux... vous n'imaginez pas !!! Vous êtes mon essence, mon carburant !) m'a facilement convaincue. Il fallait aussi que je fasse deux trois courses et c'était dimanche hier. Quelques piles pour cet appareil goulu qui m'use un quatrin de piles toutes les semaines... m'enfin, ca vaut la peine. Et puis quelques tours (et puis s'en vont) à la pharmacie. Que voulez-vous, le jour ou j'ai guéri le genou, ce sont les cloches qui se sont mises à sonner ! J'en ai une petite sizaine, bien tranquilles et toutes mignone ! (comme a dit un québecquois sur le chemin : "Certain entamment le Chemin pour trouver la lumière, d'autres ramènent des ampoules".... pas mal, hein ? sont bien, ces québecquois !)
Ah et puis, je voulais vous dire : pas le moindre port à Saint Jean. Pas plus de porc d'ailleurs... Par contre il y a des pieds, ça oui. Une quantité de paires de pieds qui appartiennent à des pélerins de toutes nationalités, chaussés dans toutes sortes de chausses, des sandales aux boots renforcées. Et tous les jours il en vient des nouveaux, et tous les matins il y en part d'autre, qui se lancent à l'attaque des Pyrénées. En une étape, que je ferai demain, nous traversons cette belle chaine de montagne, par le col de Roncevaux, lieu mythique de la Chanson de Roland. Je penserai à notre prof de Français du Moyen-Age, (me souviens plus de son nom... Seul me reste son accent liégeois prononcé) et à ses milles efforts pour nous faire imaginer Roland, en pleine bravoure, dans ce lieu désolé.!!
Des accueils hors du commun
En 15 jours, j'en ai encore vu de belles, en matière de personnalité exceptionnelles, de trampes humaines et de caractères surprenants !
Il y a par exemple,
Thérèse, une ancienne infirmière de 70 ans qui a décidé d'ouvrir toute sa maison et son coeur avec, d'ailleurs, à tout qui en aurait besoin. Faut bien chercher la maison, perdue sous une foret amazonienne de fleurs et plantes presques sauvages tellement elle les laisse envahir à leur guise. Et l'intérieur de sa maison est à l'image de l'extérieur, un fouillis extraordinaire, composé de toutes les reliques et souvenirs laissés par les pélerins reconnaissants, du chapelet au fleurs sechées en passant par les photos et les oeuvres d'art...
Car il y a de quoi être reconnaissant. Thérèse ne compte ni le temps qu'elle donne, ni les efforts qu'elle fournit avec pourtant une santé pas toute fringante, ni, il faut bien le dire, les quantités de nourriture qu'elle nous donne par rapport au nombre qu'on est ! Tout ça est mené d'une main de maitre avec une de ces trampes, il faut s'accrocher. Moi, j'adore ce genre de personne un peu gueulante et tellement attachante, je m'en ferais bien une grand-mère, tiens... Mais le lendemain, il faut partir. Le temps de lire un ou deux de ses poèmes, qu'elle écrit à ses heures perdues (poète, avec ça !), de se laisser fourrer une pomme et un peu de pain d'épice dans les poches et on disparait, le coeur tout gonflé et reconnaissant.
Il y a eu aussi
Séviac. Contre toute attente, je me suis retrouvée un soir, toute seule dans un gîte. Ce qui n'est plus arrivé depuis avant le Puy. Quand je dis un gite, je veux dire une villa gallo-romaine, transformée en gîte. Ca c'est un truc ! Y font de tout dans ces communes reculées. Ben oui, je dormais juste à coté d'une mosaique merveilleuse et miraculée qui datait du IVe siècle si j'ai bien compris (C'est juste Jean-Pascal)... Alors, après le prieuré glacial de Montverdun et les fantômes sanglants des moines, je m'apprêtais, en pleine campagne à deviser avec les esprits joviaux et bedonnants des riches propriétaires gallo-romains de la villa.
Mais il se fait que j'ai rencontré le guide du site, qui dormait là le temps de la saison touristique pour ne pas se taper des allers-retours inconvenants vers ce site paumé au milieu des vignes. On a mangé ensemble et sympathisé. Voilà pas qu'il me dit qu'il est comédien, surtout, et qu'il doit aller assister à un spectacle de ses amis, dans un village de la région et il me propose de l'accompagner ! Alors, là, c'est ce que je préfère, décoller de ce chemin où parfois, on se sent comme un numéro et plonger à pleine vitesse dans la vie locale. J'ai passé une soirée merveilleuse et rencontré des comédiens épatants... Merci encore, Jean-Pascal pour cette sortie culturelle inespérée et ces rencontres précieuses !
Lachez les taureaus !
Ca faisait pas mal de jours que la frustration montait! Déjà la fête de Saint Jacques on l'avait loupé (je sais à l'ordinaire, je ne m'en serais pas inquiétée, mais en tant que "jacquaire", c'est graaaave !), ensuite toutes les fêtes locales, on arrivait toujours la veille ou le lendemain. C'est vrai qu'à force de prier et bouffer des spaghbol dans des gites communaux, on est pas contre se changer un peu les idées, de temps en temps. Et là, paf, même le 15 aout, je l'ai loupé. Bon, Liège, j'avais déjà fait mon deuil, mais en France aussi il faisaient là fête à Marie... ou du moins au vin... Mais non, là non plus je n'étais pas au bon moment au bon endroit.
Mais là, à Nogaro, ville hideuse au demeurant, on était là le bon jour, soit le jour du lâcher de taureaus dans les rues de la ville! Et ca vaut le coup. On nous présente toute l'équipe des cavaliers du coin, presque que des femmes à l'allure fière et furieuse qui traversent un à un les rues au grand galop en portant leur regard déterminé sur le public hébailli... Et ca, c'est que le début. La suite c'est qu'on lâche vraiment les taureaus avec à peine une ou deux barrière nadarre poour protéger le public qui est là, le comité des fêtes le répète sans cesse dans les hauts parleurs pourri placés sur les façades, à ses risquezépérils !
Bon. Merveilleux. Les cavaliers devaient encadrer ces furies sauvages qui déboulaient comme des éclairs noirs et baveux de rage au beau milieu des rues. Pas mal excitant tout de même !.. Evidemment vous vous en doutez, tout le monde attend l'accident. Et il a bien failli arriver. Les cavacliers, au moment du "grand bandido" on un rien perdu le contrôle de la bête qui a manqué s'offrir une brochette de mamy qui regardait béatement la scène depuis le pas de sa porte. Son coup de cornes est vraiment passé à quelques centimètre de la vieille au sourire édenté ( elle l'a gardé son sourire, comme une parure de fierté !). Bref, hauts les coeurs, on a enfin eu notre dose de spectacle. Visiblement c'est une coutume bien répendue, dans ces villes du Gers...
A nec dote
opinel : Hé oui, ce qui devait arriver est arrivé. J'ai fini par oublié mon opinel dans un logement. A force de le sortir à tout moment, il est resté dans une cuisine. Je m'en suis apperçue à 12 km il était trop tard pour rebrousser chemin. Piou, je te présente toutes mes excuses et à moi même aussi d'ailleurs parce que le dueil est dur. J'avais fait toutes mes années guide avec, y avait même le début de mes initiales gravées dessus... Mais le jour même, un suisse du chemin qui avait su ma mésaventure m'a offert un cannif suisse (hé, faut faire vivre le pays) qu'il est allé m'acheter tout spécialement, avant même que je ne me mette en quête.
Montre : Bon, ça aussi, je crois que symboliquement fallait que ça arrive. Ma montre, s'est lachement éclatée sur le carlage d'une douche quelquonque. Tous les chiffres se sont mis à tourner dans sa tête, ses aiguilles ont fait 15 fois le tour en quelques minutes et elle a rendu l'ame. Hé ben moi, ca m'a fait pareil. Je ne m'y retrouve plus, je perds tous mes repères. Vous allez me dire que c'est bien, qu'il suffit de manger quand on a faim et dormir quand on est fatigué mais faut vraiment se réhabituer... Je tourne un peu à l'envers, pour l'instant.
Blonde : Bon vous savez tous que je ne fais déjà pas mon age, qu'on me demande sans cesse si je n'ai pas peur de voyager sans mes parents et ce que je vais faire comme études, plus tard et ben là, avec le soleil de ces derniers jours (là il est parti, dommage pour la montée vers Roncevaux) je suis vraiment devenue toute blondinette et ça n'arrange pas mes affaires. Les joues toutes rougeaudes et les cheveux tous blonds, on veut toujours me remettre au jardin d'enfants... Enfin, bon, ça a parfois des avantages, mais c'est pas toujours commode pour être prise au sérieux.
Vocation ? La question de l'age doit aussi jouer dans ce problème. Il se fait qu'à chaque fois que je suis hébergée par des soeures, il faut croire que j'ai une bonne tête pour ça, elles me harangue pour me recruter. "Hé petite ! Tu as pensé à ce que tu voulais faire plus tard ? Ce sont des fraiches comme toi qu'il nous faut !" Je trouve ça plutot cocasse et puis elles sont tellement attachantes, ces petites soeures, toutes rayonnantes et pleines de joie. Je me demande tout de même si je ne vais pas y réfléchir...
Punaises de lits : La frayeur des hébergeurs et des pélerins sur le chemin. Une sorte de parasite (pour plus d'infos sur leurs moeurs sexuelles allez lire Bernard Weber) qui pique et se colporte gentillement d'un lit à l'autre et d'un sac à l'autre... J'ai été épargnée, jusque là... Ouf !
Attaque de chiens basques :
Bon ils ne sont pas comme les autres, les basques : plus libres, plus fous, plus sales et surtout, ils n'ont ni Dieu ni maitre ! Je me suis fait attaqué vilainement à grand renfort de crocs et de regards foudroyants... Heureusement que j'avais les bâtons...
Bon je vous embrasse de tout coeur et espère vous retrouver bien vite. Il parait que les gites espagnols sont bien équipés en internet... On va voir ça. J'écoute vos réactions, mes chers chers amis !
Bizouzzzz